Libération de plus de 700 détenus de la prison centrale de Mpimba suite à une grâce présidentielle

La ministre burundaise de la Justice et Garde des Sceaux, Aimée Laurentine Kanyana, a procédé vendredi à la libération de 740 personnes détenues dans la prison centrale de Mpimba en mairie de Bujumbura dans le cadre de la mise en exécution de la grâce présidentielle annoncée fin décembre dernier.

Selon la ministre Aimée Laurentine Kanyana, cette libération ‘’est une mesure qui permet le désengorgement des maisons de détention et qui a un caractère de réconciliation nationale et de développement des familles’’.

La ministre a expliqué ce caractère de réconciliation nationale par le fait que parmi les 740 bénéficiaires de cette grâce présidentielle figurent 450 personnes qui ont été accusées ‘’d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat’’ pour avoir pris part aux manifestations de 2015 contre le troisième mandat du Président Pierre Nkurunziza qui vient de leur accorder cette grâce.

Elle a expliqué le caractère de développement des familles par le fait que la grâce présidentielle concerne 45 femmes et plusieurs enfants mineurs et nourrissons.

‘’Tout le monde connaît le rôle des femmes dans les ménages et dans le pays’’, a souligné la ministre Kanyana avant d’ajouter que ‘’les enfants mineurs ont été libérés massivement de même que les nourrissons’’, car, a-t-elle dit, ‘’nous devons éduquer les enfants en dehors du milieu carcéral’’.

Elle a indiqué à ce sujet qu’un programme de réintégration sociale a été songé à l’endroit de ces mineurs qui, a-t-elle expliqué, ‘’ont appris différents métiers et qui ont eu des kits nécessaires pour se prendre en charge’’.

‘’Les prisonniers majeurs ont quant à eux eu des formations patriotiques qui ont été dispensées par le ministère de l’Intérieur et de la Formation Patriotique et les organisations de défense des droits de l’homme’’, a ajouté la ministre de la Justice et Garde des Sceaux.

Pour cela, a dit la ministre apparemment convaincue, et surtout parlant des prisonniers qui avaient été accusés d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, ‘’ils ne peuvent pas revenir dans de tels actes’’.

La prison centrale de Mpimba abritait jusqu’à ce vendredi une population de 3839 personnes alors que sa capacité d’accueil est de 800 personnes seulement.

 

Xinhua

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